UNE PRÉSIDENCE EN CONFINEMENT

Extrait de la revue Reflets de juillet (p. 3)

Le 12 mars dernier, tout a basculé, comme une déclaration de guerre sans armes conventionnelles ! J’attends mon petit-fils à sa sortie d’école. Depuis une semaine, on parle de ce fameux coronavirus qui fait des ravages en Chine, mais voilà qu’il se pointe le nez chez nous. Les écoliers, chargés de tout leur matériel scolaire, partent pour deux semaines d’une nouvelle relâche, presque des vacances. C’est la dernière fois, comme beaucoup de grands-parents, que j’ai câliné mes petits-enfants, et ces derniers ne sont pas retournés pas sur les bancs d’école, le gouvernement décrétant le confinement général.

Je me rends compte alors que je devrai assumer la présidence de notre association autrement, pandémie oblige. Nous devrons nous montrer vigilants pour assurer la défense des droits de nos membres et des aînés. La rencontre de notre conseil d’administration des 25 et 26 mars ne pourra pas se tenir dans une salle de conférence, pas plus que toutes les autres activités prévues au calendrier. Nous devons apprendre très vite la nouvelle façon de fonctionner à l’ère numérique.

Le 16 mars, nous prenons la décision de fermer notre bureau à Québec et de maintenir nos services en organisant le télétravail de tous les employés de la direction générale. Ce que nous avions alors qualifié de « temporaire » est toujours en vigueur en ce 13 mai, et le demeurera aussi longtemps que requis. Force est de constater que nous avons pris les bons moyens pour assurer une permanence et maintenir un lien étroit avec nos membres, particulièrement avec ceux qui font appel à notre service d’aide. Nous réaffirmons notre engagement à participer à l’effort collectif pour éviter la propagation de la COVID-19.

En avril, la société québécoise apprend que les services de santé ne sont plus assurés dans certains centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) publics et privés et que les aînés qui y résident ne reçoivent plus les soins quotidiens, même que dans certains cas, ils sont quasi abandonnés. L’AQRP rappelle que depuis 2011, elle talonne les différents gouvernements et a sonné l’alarme à de nombreuses reprises en ce qui concerne la piètre qualité des soins, le manque de personnel qualifié et la désuétude des locaux de ces centres. En 2012, nous avions même souligné la médiocrité des services donnés à la Maison Herron à la suite de l’une de nos recherches sur les CHSLD et les résidences privées.

Pour donner suite à la réception de nombreux témoignages de retraités et d’aînés, nous dénonçons le confinement excessif exercé par les gestionnaires de certains CHSLD et résidences privées. Nous réaffirmons que nous sommes pleinement d’accord avec les recommandations du gouvernement et que nous continuerons à en faire la promotion, mais pas au détriment de nos droits. C’est pourquoi le 5 mai l’AQRP se réjouit de l’assouplissement des mesures de confinement, tout en continuant de souhaiter que ces dernières soient respectées.

Nous nous sommes également permis d’aborder la question financière et les effets de la crise actuelle sur le pouvoir d’achat des retraités en proposant trois mesures qui permettraient de les amoindrir, sachant que les prix du panier d’épicerie vont augmenter.

En lien avec neuf communiqués émis depuis le début de la crise COVID-19, deux « Mot de la présidente », deux lettres ouvertes, deux opérations téléphoniques pour contacter nos membres âgés de plus de 80 ans et nos membres de 60 à 69 ans n’ayant pas de courriel, nous avons fait l’objet de mentions dans 14 médias écrits, et j’ai accordé quatre entrevues en ondes : à TVA Nouvelles, à 104,1 FM, à Salut Bonjour et à Canal M. Ces entrevues, je l’avoue, m’ont causé un peu de stress, mais j’espère avoir été à la hauteur de vos attentes.

Pour terminer, comme le fait le premier ministre lors des points de presse journaliers, je souhaite faire des remerciements :

  • à nos membres et aux aînés du Québec qui ont respecté les consignes du gouvernement, évitant ainsi une plus grande propagation du virus;
  • aux administrateurs de l’AQRP, aux présidents régionaux et aux nombreux bénévoles qui ont continué d’exercer leur mandat en s’adaptant aux nouvelles technologies de relations virtuelles;
  • à la directrice générale de notre association, qui par son entrain, sa bonne humeur et ses qualités de gestionnaire a dirigé ses collaborateurs à distance en vue d’offrir à nos membres des services de qualité;
  • au conseiller aux communications, à l’affût de toutes les nouvelles en vue de produire les communiqués de presse appropriés et de soutenir la présidence par ses recherches et recommandations;
  • à tout le personnel, qui, confiné en télétravail, a assuré un service de qualité à nos membres, a assumé les services administratifs et technologiques et a répondu aux demandes d’aide formulées par nos membres.

Lorsque vous lirez ce mot, nous serons au cœur de l’été. La pandémie nous aura-t-elle laissé un peu de répit ou serons-nous encore confinés, nous, les aînés ? Impossible de le prévoir, mais nous pouvons espérer !

ROSE-MARY THONNEY

2020

Mars - DES ANNÉES 2010 AUX ANNÉES 2020

2019

Décembre - LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, UNE MENACE ?

Septembre - MON ENGAGEMENT

Juin - UN DÉBUT 2019 BIEN OCCUPÉ

Mars - UNE SEULE LETTRE FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE

2018

Décembre - QUI VEUT S'APPAUVRIR ?

Septembre - UNE RENTRÉE POLITIQUE ET STRATÉGIQUE

Juin - ENTREVUE AVEC DONALD TREMBLAY

Mars - LE CLOU

2017

Décembre - 2018, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS… NON : DE TOUTES LES OCCASIONS !

Septembre - L’ENNEMI PUBLIC NUMÉRO UN DES CITOYENS QUE NOUS SOMMES

Juin - JE, TU, IL, ELLE, NOUS, VOUS, ILS, ELLES…

Mars -  LA TENUE DE SON ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE